Les Totalitarismes dans l'Entre-Deux Guerre

Publié le par Phunkdified

 

Les totalitarismes dans l'entre deux guerres

 

Face à une démocratie libérale en crise, les années de l'entre deux guerres voient la mise en place de régimes d'un type nouveau qui adaptent le processus autoritaire aux problèmes de l'intégration des masses, ils ne contentent pas de démanteler les oppositions. Ils prennent aussi en main la société civile y compris dans la sphère privée. Le mot totalitarisme a été forgé en Italie et pris par Mussolini en 1925 sous un angle positif. Les régimes totalitaires sont souvent considérés comme des conséquence de la première guerre mondiale. Ils ont en commun une dimension policière sans précédent entrainant la confiscation des libertés avec pour but de créer un « homme nouveau ». Ces dictatures cherchent à influencer les masses et à susciter leur enthousiasme. Malgré des moyens d'actions identiques, les régimes staliniens, fascistes et nazis ont des bases idéologiques différentes et sont arrivés au pouvoir dans des conditions différentes ce qui explique que malgré des politiques économiques contrôlés par l'Etat, ils souhaitent créer des sociétés totalement différentes.

 

I La naissance ces régimes totalitaires

 

A - Des contextes de crise

 

Le contexte de Guerre Civil et de la lutte pour leur survie politique a conduit les bolchéviks à prendre des mesures autoritaires comme la suspension des libertés de presse et réunion et la création d'une police politique (la Tchéka). En 1921, Lénine met en place la NEP (Nouvelle Politique Economique) qui libéralise le système mais à sa mort, en 1924, le régime soviétique est une dictature dominée par une petite bureaucratie dirigée par Staline qui a été nommé secrétaire générale en 1922 Staline entreprend d'éliminer ses rivaux entre 1925 et 1929 grâce à des procès truqués et dans le même temps, il multiplie les adhésions de jeunes ouvriers au parti communiste. Staline est désormais le seul à diriger un parti qui lui est entièrement dévoué : Il va mettre en place le socialisme dans "un seul pays".

 

En Italie, une situation révolutionnaire s'est installée à la fin de la PGM et cette vague d'agitation va être une chance pour le parti fasciste donc les catégories dirigeantes bon se servir de groupes par-militaires et particulièrement des milices fascistes pour mener des expéditions punitives afin de réprimer les agitations. Le parti fasciste fondé en 1921 devient assez puissant pour réprimer en 1922 la grève générale lancée par les syndicats et pour poser un ultimatum au rois sous la menace d'une marche sur Rome. Le roi finit par céder pensant qu'il vaut mieux avoir les fascistes au gouvernement que dans la rue. Le 30 Octobre 1922, Mussolini est nommé président du conseil. En Allemagne, l'ascension d'Hitler s'explique aussi par le contexte d'après guerre où le diktat de Versailles est mal vécu mais elle est surtout liée à la crise économique du début des années 30 qui va conduire une parti de plus en plus important vers un "homme provident" face à l'incapacité des partis politiques. En 1928, LE NSDAP ne représentait que 2,5 % aux élections des voix aux législatives. En 1930, il dépasse 18% et il atteint plus de 37% en juillet 1932. Au fur à mesure que les nazis voient leur nombre augmenter, les élections se déroulent dans une climat de terreur pour que les nais passent pour les garants de l'ordre. Le 30 janvier 1933, Hindenburg sur les conseils des milieux industriels nomment Hitler chancelier.

En Italie, le parti fasciste est issu des faisceaux Italiens de Combat crées en Mars 1919 par Mussolini. Son programme politique était alors marqué par le socialisme auquel se mêlait le nationalismes. Mais en 1921, toutes les lois socialisantes sont abandonnées. Mussolini après son accession au pouvoir élimine les opposants au besoin en les faisant assassiner comme Mattéotti ce qui annonce le passage à la dictature en janvier 1925 et il fait voter les lois fascitissimes qui organisent la dictature avec suppression de la liberté de presse et suppression du droit de grève et des autres partis. Pour le fascisme tout est dans l'Etat, l'Etat incarne la nation et il doit façonner la société. Il faut donc supprimer tout ce qui peut nuire à l'unité de la nation. L'Etat italien doit retrouver sa grandeur. Il s'agit de rassembler la nation dans l'action d'où la guerre de conquête mais aussi la guerre économique. A la différence du stalinisme, le fascisme a été pendant un temps réellement populaire.

En URSS, l'objectif est la société sans classes ce qui implique une transition radicale de la société et des modes de pensée mais le stalinisme dénature le profit initial. Ils conservent le rôle dirigeant de la classe ouvrière mais représentée par le parti et il justifie la répression par la lutte entre l'ennemi de classe. Le nazisme a en commun avec les deux autres régimes de créer un homme nouveau et de rejeter la démocratie libérale et ses valeurs pour soumettre d'individu à la communauté.


Le nazisme se distingue par son racisme pour Hilter, il s'agit de protéger la race aryenne en éliminant tous les éléments dit "impurs" (les juifs, les tsiganes, les homosexuels et les malades mentaux considérés comme des parasites donc des êtres inutiles). Il faut assurer la domination de cette race de seigneurs en conquérant un espace vital où seront soumises les races inférieurs comme les slaves. En 1935, les lois de Nuremberg instaurent la discrimination des juifs allemands. En 1938, "La nuit de Cristal" est un vaste pogrom entre les synagogues et les magasins juif menés par les SS et les SA avec pour objectif de faire quitter l'Allemagne aux juifs. L'entreprise d'extermination débute par une exclusion systématique. En Europe de l'est, les juifs sont regroupés dans les guettos. L'été 41 -> Suite de l'invasion de l'URSS commence l'extermination par les groupes d'intervention "Einsatzgruppen". Puis en janvier 1942, à la conférence de Wannsee est décidé l'extermination industrielle des juifs de toute l'europe, "La Solution Finale".


II L'exercice du pouvoir : des dictatures

A - La suppression des libertés et concentration du pouvoir

Le chef est la clé de voûte du système. On doit donc lui vouer un véritable culte déstiné à personnaliser le régime et à renforcer l'unité pouvoir légal pratiquement sans limites tandis que Staline n'a aucune fonction étatique constitutionnel puisqu'il n'est que secrétaire général du parti. En URSS, le parti communiste contrôle tout l'appareil d'Etat et devient un instrument au mains de Staline bien que théoriquement la constitution soit démocratique et prévoit le pouvoir aux mains des ouvriers et des paysais avec la garantie des libertés démocratiques et du suffrage universel

Les régimes totalitaires organisent de grands défilés ou de grandes mise en scène politique (Nuremberg) pour faire adhérer par la fascination. L'individu doit se sentir emporté, il doit avoir le sentiment d'appartenir à une communauté.

B Un système de terreur

En URSS, le régime stalinien déporte les paysans hostile à la collectivisation dès la fin des années 20. La police politique (NKVD) traque "les ennemis du peuple" les envois au Goulag qui est un semble de camp de travail crée en 1930 pour fournir une main d'oeuvre gratuite sur les grands chantiers sibériens. La terreur s'applique aussi au sein du parti communiste où les militants qui ne sont pas dans la ligne stalinienne sont éliminés suite à des procès truqués. En Italie, la politique est l'OVRA elle traque les opposants qui sont envoyés aux îles LIPARI. C'est seulement sous la pression allemand pendant la guerre que des mesures antisémites seront prises et des déportations organisées. Le premier camp de concentration allemand est ouvert en 1933 pour les prisonniers politiques. Des tribunaux spéciaux sont ensuite organisés pour les délits politiques et une police secrète est mise en place (GESTAPO) dirigée par HEYDRICH. La SS dirigée par HIMMLER double tout l'appareil d'Etat pour mettre en oeuvre la politique de terreur.

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Publié dans Histoire

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