Séance 6 : La poésie baroque et l'amour : l'inconstance blanche
Séance 6 : La poésie baroque et l'amour : l'inconstance blanche
Support : Pierre de Marbeuf « Et la mer et l'amour »
I L'amour : prétexte au jeu poétique ou le poème comme exercice de la virtuosité
Discours impersonnel, jeu formel
-> Le poème est construit sur des paronomases, on joue sur la proximité des mots.
Paronomase : figure de style qui consiste à utiliser des paronymes
« Tu parles, Charles »
-> La paronomase : la mer/ l'amour/ l'amer/ la mère
Termes comparant :tous deux. Il y a un jeu sur le sens autant que sur les sons. Le dernier vers est un jeu sur les sons : « La mer des mes larmes » Marbeuf joue avec la langage dans ses aspects visuels et sonores
-> eaux/maux, armes/ larmes
Réf mythologique : naissance de Vénus. Jeu sur la construction : parallélisme « Et la mer est amère/ Et l'amour est amère. Es répétitions, les anaphores, la paronomase créent un sentiment de confusion. Une mer tourmentée devient une métaphore filée de l'amour et de ses dangers « Celui qui » sur les rimes internes « Celui qui craint les eaux » / « Celui qui craint les maux »
aimer/ enflammer
amoureux/ douloureux
-> Jeu sur les sens et le double sens. Jeu sur le sens propre et les sens figurés possible par la comparaison.
Orage ; naufrage ; celui qui craint les eaux : celui craint les remous de l'amour. Au delà de la ressemblance, Marbeuf joue bien sur les sens de mots. Ainsi nous nous promenons par associations d'idées entre des réalités très symboliques, le feu et l'eau qui sont des symboles de la souffrance et l'inconstance. Réussite de la préciosité baroque et Marbeuf est un virtuose qui utilisé toutes les ressources du langage. La poésie jaillit des associations d'idées des jeux graphiques et des sons pour s'unifier dans la élaboration de l'amour qui est prétexte esthétique. Les jeux du langage semblent s'adresser à l'intellect qu'à l'affectif. Toutefois ce, poème fait une réflexion élégiaque sur l'amour malheureux. C'est pourquoi on peut parler de lyrisme dans cette poésie.
II Une réflexion et un monologue élégiaque sur l'amour malheureux, la part lyrique du poème
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Le retournement dans les tercets
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-> Le 1er tercet marque une différence au niveau des thèmes. Dans ce premier tercet, amour et amer se séparent « La mère de l'amour eut la mer pour berceau / Et le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau »
-> Le 2eme tercet : Changement de l'énonciation
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Les images pétrarquistes et le lyrisme personnel de Marbeuf
Ici le poème s'inscrit dans les stéréotypes amoureux hérités de Pétrarque, Francesco Petrarca (1304 – 1374) dans le Carzoniere. Ces sonnet décrivent la naissance d'un sentiment amoureux et le développe les différents contradictions que la passion amoureuse révèle. On a parlé de pétrarquisme dans la mesure où les poètes qui suivent l'ont imité. L'écriture est marqué par plus figures de styles, l'antithèse, la métaphore, l'oxymore. Plusieurs ici sont pétrarquiste : l'amour est une souffrance (amoureux/douloureux), la métaphore (l'amour/ la mer) -> dangereux
Le dernier tercet est propre au lyrisme. Pétarquiste parce que l'on compare le sentiment amoureux à un brasier. Hypothèse avec le mot "sis". En conclusion, on peut dire que c'est une poésie qui témoigne de la virtuosité de Pierre de Marbeuf qui définit l'inconstance blanche : la constatation de l'inconstance de l'amour est le prétexte et la source de l'art lui-même. Le mouvement de la mer représente les mous de l'amour. Le poète vogue lui-même sur les mots en jouant habilement sur les sonorités et le double sens des mots.